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AFRICA FORWARD SUMMIT À NAIROBI : LA RDC PLAIDE POUR UNE REFONDATION DE LA GOUVERNANCE MONDIALE AUTOUR DES ENJEUX DE PAIX.

  • rogerbuloba
  • 13 mai
  • 2 min de lecture

À l’occasion de la session plénière de haut niveau consacrée aux enjeux de paix et de sécurité en Afrique, organisée en marge de l’Africa Forward Summit à Nairobi, au Kenya, la République démocratique du Congo a lancé un appel en faveur d’une refondation de la gouvernance mondiale.

Dans son intervention, la RDC a insisté sur la nécessité d’un multilatéralisme « juste et efficace ». Selon elle, le multilatéralisme ne peut plus être considéré comme un simple vestige du passé, mais doit désormais refléter les réalités du monde actuel.

La RDC a également plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies afin de passer « d’une gouvernance d’héritage à une gouvernance d’équité ». Pour Kinshasa, cette réforme ne constitue pas une faveur accordée à l’Afrique, mais une condition essentielle à la crédibilité et à la légitimité des institutions internationales.

À ce sujet, le consensus d’Ezulwini ainsi que la Déclaration de Syrte ont été évoqués comme l’expression de l’unité africaine réclamant deux sièges permanents au Conseil de sécurité avec tous les privilèges y afférents, y compris le droit de veto tant qu’il existera.

La RDC a par ailleurs dénoncé le silence de la communauté internationale face aux atrocités de masse qu’elle affirme subir depuis plus de trente ans à la suite de l’agression rwandaise.

Kinshasa estime qu’aucun mécanisme institutionnel ne devrait empêcher la communauté internationale d’agir face aux crimes de guerre ou aux génocides. Le pays soutient ainsi une limitation de l’usage du droit de veto dans les situations d’atrocités de masse, soulignant que « le droit de veto doit protéger la paix et non l’impunité ».

Au cours des échanges consacrés au financement et au renforcement des systèmes de santé, la RDC a également mis en avant plusieurs réformes engagées sous le leadership du Président de la République, Félix Tshisekedi.

Parmi ces réformes figurent notamment la Couverture Santé Universelle, financée à plus de 42 millions de dollars, la Taxe de Promotion de la Santé destinée à mobiliser au moins 150 millions de dollars, ainsi que l’Assurance Maladie Obligatoire reposant sur une contribution solidaire de 2,5 % des salaires.

Selon les autorités congolaises, ces initiatives permettent de faire évoluer le système sanitaire national « d’un système assisté vers un système financé souverainement ».

Enfin, lors du panel consacré à l’environnement, la RDC a réaffirmé son statut de « pays-solutions » face aux défis climatiques mondiaux grâce à ses forêts, ses tourbières, ses minerais critiques et son immense potentiel hydroélectrique.

Kinshasa considère cette position non comme un slogan, mais comme une responsabilité mondiale.



Patrick MUKADI SH.

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