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ENSEMBLE POUR LA RÉPUBLIQUE : LA CRISE MUKÉBAYI RÉVÈLE DE PROFONDES TENSIONS INTERNES

  • rogerbuloba
  • 26 mai
  • 2 min de lecture

Après le départ fracassant de Francis Kalombo, c’est désormais autour de Mike Mukebayi que se cristallisent les tensions au sein d’Ensemble pour la République. Une nouvelle zone de turbulence qui expose les fractures internes d’un parti déjà confronté à plusieurs rivalités de leadership.

Au cœur de cette nouvelle polémique : les relations de plus en plus tendues entre le secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge, et Mike Mukebayi, figure offensive de l’opposition dans la capitale.


Officiellement, la discorde serait liée à l’échec de mobilisation observé lors du lancement de la coalition C64, plateforme de l’opposition mise en place pour dénoncer toute tentative de révision constitutionnelle et un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.


Mais en interne, plusieurs cadres évoquent plutôt une bataille de positionnement politique, sur fond de luttes d’influence et de contrôle des décisions stratégiques du parti.

Ces derniers jours, plusieurs structures d’Ensemble pour la République ont publiquement affiché leur soutien à la direction du parti, désavouant indirectement Mike Mukebayi. Une démarche perçue par certains observateurs comme une démonstration de force visant à affaiblir davantage celui qui s’est imposé, ces dernières années, comme l’une des voix les plus radicales de l’opposition à Kinshasa.


Face à cette situation, Mike Mukebayi a, pour l’instant, opté pour une posture mesurée. « Je préserve ma force pour combattre Félix Tshisekedi qui détruit le pays au lieu de parler des guerres internes », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il pourrait bientôt revenir plus largement sur cette affaire.

Dans les coulisses toutefois, la crise soulève d’autres interrogations plus sensibles. Certains cadres du parti s’interrogent notamment sur le traitement réservé aux figures politiques originaires du Kasaï, rappelant le précédent de Francis Kalombo. Des accusations de marginalisation et de gestion clanique commencent ainsi à circuler au sein de la formation politique.


D’autres sources internes accusent également Dieudonné Bolengetenge de vouloir concentrer entre ses mains les leviers financiers et décisionnels du parti, au détriment d’autres cadres influents.

Alors que l’opposition tente de se réorganiser face au pouvoir en place, cette nouvelle crise donne l’image d’un parti fragilisé par des querelles internes, où ambitions personnelles, équilibres communautaires et contrôle politique semblent désormais s’entremêler.


Patrick MUKADI SH.

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