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RDC-Mines : Les quotas d’exportation du cobalt prolongés jusqu’en mars 2026

  • rogerbuloba
  • 12 janv.
  • 2 min de lecture

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé de maintenir jusqu’en mars 2026 le régime des quotas d’exportation du cobalt imposé aux sociétés minières opérant en République démocratique du Congo. Une mesure stratégique destinée à mieux contrôler un minerai clé de la transition énergétique mondiale, mais qui suscite des réactions contrastées dans le secteur. Cette mesure fait suite aux difficultés rencontrées lors de la reprise des exportations, après l’embargo instauré en février 2025 sur ce métal stratégique pour l’industrie des batteries électriques.


Bien que Kinshasa ait levé cette interdiction en octobre en instaurant un système de quotas, plusieurs producteurs n’ont pas été en mesure d’expédier leurs volumes avant la fin de l’année, en raison de goulots d’étranglement administratifs et logistiques. Dans le cadre de ce nouveau dispositif, un total de 18.125 tonnes de cobalt devait être exporté entre octobre et décembre 2025. Or, le cadre réglementaire ne prévoyant pas, en principe, le report des quotas non utilisés, de nombreuses entreprises risquaient de perdre les volumes qui leur avaient été alloués.


Récemment, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, avait indiqué que les exportations de Cobalt avaient « repris », sans toutefois préciser les volumes concernés ni les sociétés impliquées. De son côté, « CMOC », géant chinois dans l’exportation de cobalt en RDC et détenteur d’un quota de 6.650 tonnes pour le quatrième trimestre 2025, estime que les premières cargaisons ne quitteront le territoire congolais qu’au cours du mois de janvier 2026, le temps d’achever les formalités administratives, notamment les contrôles techniques et les paiements douaniers.


Si la prolongation des quotas permet de lever l’incertitude autour des volumes non utilisés en 2025, elle met aussi en lumière les défis persistants pour les autorités congolaises. Kinshasa devra démontrer sa capacité à appliquer durablement ce nouveau cadre de régulation, dans un marché du cobalt marqué par une forte volatilité. L’embargo imposé en février, dans un contexte de surabondance de l’offre mondiale, a contribué à une hausse significative des prix du cobalt en 2025. Toutefois, des restrictions prolongées sur l’offre congolaise pourraient encourager les industriels à accélérer la substitution du cobalt par d’autres métaux dans la fabrication des batteries électriques, un risque que le Gouvernement devra désormais intégrer dans sa stratégie.


La RDC, qui regorge environ 70% du cobalt mondial, passe pour une régulatrice de ce minerai indispensable à la fabrication des batteries pour véhicules électriques et appareils électroniques. Le pays reste donc au cœur des priorités économiques et géopolitiques du pays. En prolongeant les quotas d’exportation détenus par les sociétés minières, le gouvernement entend renforcer sa capacité de régulation sur un marché volatile, dominé par une forte demande internationale et des fluctuations de prix importantes. Selon les autorités, cette prolongation vise à stabiliser les revenus de l’État, à éviter une surabondance sur les marchés mondiaux et à encourager une transformation locale accrue du minerai. Kinshasa espère ainsi capter davantage de valeur ajoutée, notamment à travers le raffinage et le développement d’industries connexes sur le territoire national.


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