
JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME : SANRU ET LE PNLP MOBILISENT LES MÉDIAS À KINSHASA
- rogerbuloba
- 24 avr.
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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée le 25 avril 2026 sous le thème « Motivés pour éliminer : maintenant nous pouvons, maintenant nous devons », l’ASBL SANRU, en collaboration avec le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), a organisé un briefing à l’intention des professionnels des médias ce vendredi 24 avril 2026, à l’hôtel Helena de Sendwe, dans la commune de Kalamu à Kinshasa.
Prenant la parole, Patrick Bukasa, responsable de la communication (RCom) de SANRU, a retracé la genèse de cette organisation basée sur la foi chrétienne, engagée depuis plus de 45 ans dans le domaine des soins de santé primaires en République démocratique du Congo. Il a souligné que SANRU intervient activement dans la lutte contre les épidémies, notamment le paludisme, à travers des actions de prévention et de distribution de moustiquaires imprégnées.
« Le paludisme continue de faire de nombreuses victimes en RDC », a-t-il rappelé, précisant que SANRU couvre aujourd’hui plus de 10 millions de personnes à travers les 26 provinces du pays. L’organisation dispose, selon lui, d’une forte capacité d’approvisionnement et contribue également au renforcement du système de santé.
En 2025, SANRU a collaboré avec 32 ONG partenaires et mené des interventions dans 374 zones de santé réparties dans 21 provinces. Parmi celles-ci, 17 provinces et 340 zones de santé ont bénéficié d’activités de prévention, de promotion et de prise en charge du paludisme. Par ailleurs, 7 provinces ont été couvertes par une vaste campagne de distribution de 14 millions de moustiquaires imprégnées.
Pour l’année 2026, l’ASBL prévoit 18 projets couvrant 514 zones de santé dans le cadre du PNLP. Elle intervient également dans la santé infantile et la lutte contre les violences sexuelles. En matière de communication pour le changement social et comportemental, plus de 36 000 ménages ont été sensibilisés, avec 9 456 mobilisateurs formés, 1 200 présentateurs et 600 paramédicaux formés à la gestion des médicaments.
Patrick Bukasa a salué les efforts du gouvernement, du PNLP, des partenaires ainsi que des médias, tout en rappelant l’objectif de SANRU : réduire significativement le taux de mortalité lié au paludisme d’ici à 2030.
De son côté, le Dr Charlène Kabongo, chef de service TPI au PNLP, a mis en avant les stratégies d’intervention basées sur la catégorisation des provinces (zones à forte, moyenne et faible prévalence), afin de mieux adapter les actions. Elle a toutefois évoqué les défis sécuritaires dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu, qui compliquent les interventions sur le terrain.
Le PNLP a également introduit plusieurs innovations, dont la chimioprévention du paludisme, l’amélioration de la prise en charge diagnostique et thérapeutique, ainsi que le renforcement de la surveillance et de la riposte aux épidémies. Face à la résistance des moustiques aux insecticides, de nouvelles molécules ont été adoptées, accompagnées d’un suivi renforcé pour capitaliser les acquis et améliorer les interventions.
Enfin, Madame Bibiane Longangu, chef de service à la mobilisation sociale du PNLP, est revenue sur l’historique de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Elle a rappelé qu’en 2000, 44 pays s’étaient réunis à Abuja, au Nigeria, avec l’OMS, avant que l’organisation ne décrète officiellement, en 2008, le 25 avril comme Journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Elle a appelé les professionnels des médias à jouer pleinement leur rôle en relayant des informations fiables, validées par le PNLP, en sensibilisant les populations et en donnant la parole aux experts, afin de renforcer la lutte contre cette maladie.
Freddy TULE


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