top of page

FECOFA-LINAFOOT : Entre injonctions, revirements et manque de cohérence

  • rogerbuloba
  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

La promesse d’une gestion rigoureuse du football congolais semble déjà lointaine. Depuis leur arrivée aux affaires, les dirigeants de la FECOFA, sous la houlette de Véron Mosengo, enchaînent les décisions contradictoires et les entorses apparentes aux règlements, au grand dam des clubs et des observateurs du ballon rond. Une mesure annulée, des clubs en danger; Il y a quelques semaines, une lettre signée par la secrétaire générale de la FECOFA enjoignait à la Linafoot de ne retenir que 47 clubs en Ligue 2, sur les 83 ayant pris part à la compétition la saison précédente. Une mesure brutale qui aurait entraîné des relégations massives, jusqu’à 10 clubs dans certains groupes. Une situation sans précédent dans le paysage footballistique mondial.


Obligée d’appliquer les injonctions de la fédération dont elle organise les compétitions, la Linafoot s’est retrouvée prise au piège entre un texte autoritaire et l’impossibilité pratique de sa mise en œuvre. Quelques jours plus tard, la FECOFA est revenue sur sa décision et l’a annulée, semant la confusion et révélant un manque criant de cohérence dans le pilotage. Relégations et règlement : l’article 199 ignoré ? L’article 199 du Règlement Général Sportif, RGS, fixe pourtant des règles claires concernant les descentes.

Plutôt que d’appliquer strictement ces dispositions, le comité Mosengo a tenté d’imposer des ajustements sans justification réglementaire lisible ni concertation avec les acteurs concernés. Une méthode qui accroît le sentiment d’arbitraire.



Injonctions et ingérences à rrépétition; L’espoir de voir la Linafoot travailler en toute autonomie s’est vite dissipé. La FECOFA multiplie les injonctions contradictoires : autoriser l’organisation d’un championnat, imposer ensuite une décision radicale, puis la retirer à la veille du coup d’envoi. Ces pratiques laissent penser à un retour des vieilles méthodes de gouvernance, où la précipitation prime sur la concertation.


Le cas MK : preuves et préjudices. L’affaire MK illustre les conséquences concrètes de cette gestion. Exclu sans que toutes les preuves nécessaires n’aient été communiquées, le club a été privé de la Coupe du Congo et de plusieurs rencontres de Linafoot, subissant d’importantes pertes sportives et financières. Les règles relatives aux indemnisations de formation et au mécanisme de solidarité, prévues selon les passeports sportifs, ne semblent pas respectées. La question se pose : qui réparera les préjudices subis par MK, et qui assumera la responsabilité d’un tort qui aurait pu priver le club d’un titre possible ?


Les récents épisodes montrent que la FECOFA, sous la direction de Véron Mosengo, est encore loin d’incarner la rigueur attendue. Entre décisions contradictoires, méconnaissance des mécanismes réglementaires et gestion jugée arbitraire, le comité actuel compromet la crédibilité des compétitions congolaises. Il devient urgent que l’équipe dirigeante engage une vraie réforme de ses pratiques, dans la transparence et la concertation, si l’on veut préserver l’intégrité et l’avenir du football en République Démocratique du Congo.

Commentaires


Formulaire d'inscription

Merci de vous être abonné !

© 2023 Par Boly

© 2023 par boly zayobi. 

bottom of page